« Paternité et maternité » de Suzanne Ginestet-Delbreil
La référence à Dieu,
au Roi,
aux Pères de la Nation,
ne permet plus de fonder la paternité.
Le siècle des Lumières,
la Révolution française,
la Grande Guerre
avec ses morts et ses mutilés
ont contribué à déstabiliser la fonction paternelle.
Freud, anticipant ce phénomène, construit le mythe du père de la horde primitive,
et Lacan, avec le Nom-du-Père, tente une autre approche mais maintient le discours analytique dans une dimension phallocentrique.
Cette organisation est aujourd’hui mise en question.
Mais les revendications féministes, justifiées et nécessaires, tendent à conduire à une guerre des sexes où l’insatisfaction domine.
Qu’est-ce qu’un père si l’on rejette l’ image traditionnelle ?
Qu’est-ce qu’une mère, au-delà de la fonction nourricière ?
Pourquoi est-ce actuellement si difficile de se reconnaître comme enfant d’un homme et d’une femme, et pourquoi, faute de s’y reconnaître, est-on condamné à l’errance ?
Telles sont les questions essentielles que la psychanalyste Suzanne Ginestet-Delbreil, en s’appuyant sur un travail théorique rigoureux et une riche expérience clinique, aborde dans ce livre.
« Paternité et maternité » de Suzanne Ginestet-Delbreil, (Ed. Campagne Première), 18 €
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La référence à Dieu,


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