Différences entre psychanalyse et thérapies actuelles (psychothérapies)

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La psychanalyse s’intéresse aux conflits pulsionnels de l’enfance, refoulés dans l’inconscient, déterminés par des facteurs intra-psychiques.

En clair, des conflits qui ne regardent que vous.

Les thérapies actuelles s’intéressent aux problématiques interpersonnelles, dans lesquelles la personne et le milieu interagissent.

« Si, historiquement, Freud a d’abord utilisé l’hypnose, par la suite ses déceptions et ses mécontentements l’ont rapidement amené à mettre peu à peu au point une technique radicalement différente, n’utilisant justement pas le transfert pour entretenir la dépendance du patient à l’égard du thérapeute, mais au contraire analysant ce transfert pour dégager progressivement le patient de toute contrainte de la part d’autrui et en particulier de la part du thérapeute lui-même.

Toutes les psychothérapies non psychanalytiques (P.N.P.) demeurent donc basées sur la suggestion, même si elles utilisent plus ou moins (et surtout plus ou moins consciemment) le transfert.

Les psychothérapies d’inspiration psychanalytiques (P.I.P.) au contraire utilisent essentiellement le transfert, cherchent à le mettre au clair sans augmenter l’angoisse ni les défenses du patient, et tendent à lui éviter de retomber sans cesse dans le cadre étroit de sa relation d’échec à autrui, à lui permettre de découvrir peu à peu des solutions intra et inter-personnelles meilleures, plus adultes et plus indépendantes. »

On peut dire très schématiquement que les P.N.P. visent à réconcilier le plus rapidement possible le malade à la fois avec ce qu’il est et avec la réalité extérieure telle qu’il la perçoit, alors que les P.I.P. cherchent à prendre le temps qu’il faut pour faire retrouver au patient ce qu’il devrait être, en fonction de ses besoins propres.

Les premières s’avèrent forcément directrices (même si elles le nient), les secondes s’attachent au contraire au respect du profond, de la liberté, de l’originalité et de l’avenir, sans nier, bien sûr pour autant les réalités mais en se refusant de n’en considérer que les aspects extérieurs et manifestes ; les contenus « latents » de toute opération psychique intéressent au même titre le psychanalyste. »

Bergeret (J.).-Psychologie pathologique, 1995, Masson, Paris. P. 315, sélectionné par Pierre Mathieu, psychanalyste, psychothérapeute

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Sexologue-sexothérapeute, conseil conjugal et psychanalyste à Paris 9e arrondissement. Depuis 1996, je reçois dans mon cabinet parisien des femmes, des hommes, des couples, des adolescents et des enfants qui veulent accéder au plaisir de mieux vivre.

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