Psychanalyste sexothérapeute

Sentiments de culpabilité dans les relations sexuelles

Le sentiment de culpabilité caractérise l’état d’une personne estimant avoir commis une faute (à tort ou à raison).

Les sentiments de culpabilité par rapport à la sexualité sont très puissants dans notre civilisation judéo-chrétienne, socialement, culturellement, religieusement, la sexualité ayant, durant des siècles, été réservée à la seule procréation ou à la perversion.

Le plaisir sexuel est une notion assez récente et il n’est pas encore si évident de s’y laisser aller en toute quiétude… (Quoiqu’en disent les magazines féminins !).

 

  • Répression sexuelle

La répression sexuelle est extrêmement violente dès la naissance.

Je ne prendrai qu’un exemple :

Le tabou de l’inceste : personne ne dit à l’enfant « tu n’auras pas de relations sexuelles  avec ta mère, ton père, ta sœur, ton frère… » Et  pourtant cette injonction est rigoureusement respectée, c’est un message  »non-dit » qui traverse les générations.

Le  »non-dit » est infiniment plus puissant que l’interdit, au moins l’interdit, on peut s’y opposer, le  »non-dit » n’appelle aucune insubordination.

 

  • Répression sexuelle chez le nourrisson

Dans le  »non-dit« , voilà comment le nourrisson est éduqué, lui qui a été conçu par un acte sexuel, qui s’est développé dans le ventre de sa mère et qui sort par son sexe, et bien, dès qu’il arrive, on lui autorise des sentiments, des émotions (édulcorées) mais on lui interdit la sexualité vis-à-vis de ces entrailles, alors qu’il n’éprouve qu’une envie, c’est d’ y retourner !

Et cette envie jouera, bien sûr, un rôle déterminant dans l’histoire de sa future sexualité.

 

  • Répression sexuelle dans l’enfance

C’est dans l’enfance que la culpabilité sexuelle continue à s’installer même si aujourd’hui une certaine tolérance est admise vis-à-vis de l’intérêt de l’enfant pour son propre sexe et pour le sexe des autres.

Il n’en reste pas  moins que l’on traite le sexe différemment des autres parties du corps. Un statut particulier de  »mise à l’écart » lui est toujours réservé.

 

  • Répression sexuelle à l’adolescence

Les sentiments de culpabilité se prolongent à l’adolescence au moment où les pulsions libidinales sont au plus fort et conduisent invariablement les adolescents vers la masturbation.

Ces sentiments peuvent venir troubler les premiers rapports sexuels (peur de l’inconnu, de la trahison, des interdits, des maladies, de la grossesse…).

Ils sont aussi présents lors des choix sexuels surtout si l’orientation sexuelle n’emprunte pas un chemin conventionnel !

 

  • Répression sexuelle chez l’adulte

Les sentiments de culpabilité n’épargnent pas la sexualité adulte (peur de salir sa partenaire, de lui manquer de respect, de ne pas être à la hauteur, de ne pas la ou le satisfaire…)

 

Les sentiments de culpabilité dans les relations sexuelles sont à l’origine de tous les dysfonctionnements sexuels :

 Impossibilité d’atteindre l’orgasme

Absence de désir sexuel

Ejaculation précoce

Frigidité

Manque de plaisir sexuel

Impuissance sexuelle

Jalousie

Peur de la relation sexuelle

Douleurs vaginales au moment de la pénétration

Troubles de l’érection

Par Pierre Mathieu
  • Accueil secrétariat

    Du lundi au vendredi de 8h à 20h
    Le samedi de 8h à 12h